Sarah Duthille

Autodidacte, artiste, pédagogue et art thérapeute. Sarah Duthille a été professionnelle du spectacle pendant quinze ans avec des fonctions diverses, variantes, de l’interprétation en danse, théâtre et Butô, de l’assistanat à la mise en scène, de la pédagogie à la chorégraphie.

Elle a donc à son actif une expérience artistique et scénique, ainsi qu’un Diplôme d’Etat de Professeur de Danse Contemporaine qui lui a valu de nombreuses actions d’artiste intervenante, autant en hôpital psychiatrique, qu’en maison de retraite, qu’en établissement scolaire et zone d’activités prioritaires.

Elle fut aussi Lauréate d’un prix national d’interprète décerné par l’ADAMI : Talent Danse 2004  avec son solo Nullivalence.

Thierry Vandersluys

Thierry vandersluys, praticien BMC® a une formation de danse contemporaine et africaine. Il pratique le contact improvisation. Il travaille à l’EPSM des Flandres, où il développe le projet danse sur la question du sensible à l’hôpital en mettant les corps en état de danse aux moyens de techniques d’improvisation et d’outils somatiques. Il aime penser et expérimenter le corps à partir d’une philosophie de la perception et du mouvant qui engage à vivre et à rêver autrement le monde. Il envisage le mouvement afin de faire des expériences nouvelles et de nous réinventer ensemble, à partir de relations réelles, crées dans l’instant.
 
Il collabore avec Nadia Vadori Gauthier sur le projet « une minute de danse par jour »  et Patricia Kuypers sur le projet « impulse danses » dans les hôpitaux du territoire des Flandres. Il est performeur avec le collectif Milena dans le processus de Géographie Corporelle Festival Waouh Reims.
Danseur pour la Cie Invivo de Niekke Swenen sur l’opéra la chambre d’ange (Opéra de Limoges et de Strasbourg ), il intervient également pour la Cie les Fous à réaction, la Cie ArtM et la Sauce. Il est actuellement en formation avec Juylen Hamilton sur Paris.

Héloïse Bourdon

Héloïse Bourdon est régulièrement conviée à se produire au Japon dans le cadre de la programmation du Kyoto Arima Ballet. Elle y danse notamment Kitri dans Don Quichotte, aux côtés du danseur Etoile Karl Paquette, et Juliette dans Roméo et Juliette (versions de F. Bourgeois, Maître de Ballet de l’Opéra de Paris). »

En avril 2016, Héloïse Bourdon danse sur la scène du prestigieux Théâtre Marinsky de Saint Petersbourg à la demande de son Directeur de la danse Yuri Fateev qui l’a qualifiée à la télévision Russe « d’ange de la danse ». Elle interprète le mytique rôle d’Odette-Odile dans Le lac des Cygnes (version Sergeyev) aux côtés de l’Etoile Timur Askerov.

En juillet 2016, elle est artiste invitée des Etés de la danse du Bolchoi de Moscou où elle danse Clara de Casse noisette et Kitri de Don Quichotte en compagnie de Jérémy-Loup Quer, sujet de l’Opéra de Paris.

Biographie :

2000 : entre à l’École de Danse de Nanterre

2007 : est engagée à 16 ans dans le Corps de ballet

2009 : Coryphée

2010 : Sujet ; Prix du Cercle Carpeaux

2011 : Prix de l’AROP

2018 : Première danseuse

Principaux rôles :

Agon, Sérénade, Le palais de cristal (Balanchine)

La danseuse en jaune dans Dances at the Gathering, Variations Goldberg (Robbins)

Soliste principale dans Etudes (Lander)

Dadjé dans La source (J.G. Bart)

Paquita (Lacotte d’après Mazilier et Petipa)

Myrtha dans Giselle (d’après Coralli et Perrot)

AndréAuria (E. Lock)

Orphée et Eurydice (P. Bausch)

Troisième symphonie de Gustav Mahler (Neumeier)

Odette-Odile dans Le lac des cygnes (version Noureev)

Nikiya dans La Bayadère (Version Noureev)

La princesse Aurore dans La Belle au bois dormant (Version Noureev)

Clara dans Casse noisette (version Noureev)

La compagnie Manjushree

C’est à l’âge de neuf ans que Maud Manjushree est repérée par Françoise Scarliot, danseuse et chorégraphe de la Cie Terpsichore, qui la formera à la danse classique pendant plus de dix ans et aux danses soufies avec le maître du genre, Nusrat Fateh Ali Khan.

C’est au cours d’un voyage au Népal, lors de cérémonies données à Katmandou que Maud découvre les danses newars Charya (vajrayana), pour lesquelles elle se forme et se dévoue depuis 14 ans auprès de nombreux maîtres, dont Yagya Man Shakya.

Dans un univers d’hommes marqué par des codes millénaires, Maud va parvenir à se faire accepter, initier et finalement apprendre les danses traditionnelles pour devenir elle-même maître de danse Charya.

Sa rencontre avec Mrigendra Man Singh Pradhan directeur du département danse de l’université de Katmandou est décisive dans sa formation et sa carrière, car elle atteint la maîtrise du Bharata Natyam, et reçoit son nom d’artiste, Manjushree Pradhan. Elle pratique depuis 14 ans le Kathak à travers l’apprentissage de Munna Lal Shukla à Delhi, et se forme aussi dans les écoles de Jaipur et Varanasi.

Des cérémonies secrètes au cœur des montagnes népalaises aux feux des camps des Gitans du Rajasthan, Manjushree Pradhan parcourt le pays et ne manque jamais une occasion de parfaire sa technique, jusqu’à passer les plus hauts diplômes académiques dans les écoles de danses indiennes. Exercices physiques, asanas, connaissance des plantes, lecture des textes en sanskrit : son apprentissage est si poussé qu’elle ne tarde pas à croiser le chemin de Bijaya Vaidya, sitariste mondialement connu, qui la propulse sur le grand écran. Après l’Inde éternelle, Bollywood lui ouvre ses portes et Manjushree Pradhan devient rapidement une étoile dans le premier pays producteur de cinéma au monde. Après plusieurs films tournés en Inde et des distinctions chorégraphiques, c’est donc naturellement qu’elle entre dans l’aventure de Bombaysers de Lille en 2006, aux côtés de José Montalvo.

Formée au diplôme d’état de danse contemporaine à Danse Création à Lille, également diplômée d’Arts Plastiques et d’histoire de l’Art à l’université de Lille 3, elle continue de faire rayonner son art dans la région du Nord et sur les scènes internationales.

Par cette maîtrise des danses et des musiques indiennes, issue d’une éducation classique, elle dépasse les règles de la création traditionnelle par des mises en scènes originales et contemporaines, alliant une rencontre de genre et de style.

Aurore Floreancig

« Je revendique la pluralité comme une richesse, l’engagement comme une nécessité et la recherche comme un quête passionnante. Je désire un art qui s’accompagne d’un réel projet de Transmission. Chacun possède en soit un potentiel insoupçonné, le tout est de trouver comment l’exprimer, de trouver son chemin: il sera peut-être difficile, mais il nous est propre, et c’est ce qui est beau. Je désire un Art qui prenne en compte les réalités multiples des Territoires dans lesquels il s’exprime et se déploie. La danse comme élan, partage, lieu de tous les possibles, pour se mouvoir et s’émouvoir, ensemble »

Danseuse, chorégraphe, diplômée d’Etat en tant que professeure de danse Contemporaine (ESMD Lille) et de l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes, Aurore Floreancig est artiste en résidence-compagnonnage au Safran, scène conventionnée d’Amiens. Elle a également étudié la danse d’un point de vue esthétique et performatif dans le cadre d’un Master 2 à l’université Lille 3.  

Aurore a vécu, dansé et chorégraphié au Chili (escuela de danza Miguel Pizarro), au Paraguay (chorégraphe pour la Francophonie 2008 avec l’Alliance Française d’Asunción), en Allemagne et s’est nourrie de nombreux masterclasses à travers le monde dont les Ateliers Carolyn Carlson et les Ballets du Nord. En France, elle a collaboré avec de nombreux artistes et Cies aux disciplines variées. Animée d’une volonté de transmettre et de sensibiliser aux pratiques artistiques, elle a aussi mené pendant plusieurs mois un Contrat Local d’Education Artistique dans le bassin minier.

Compagnie Niya

Créée par Rachid HEDLI en mai 2011, implantée sur le territoire de Valenciennes, la Compagnie NIYA est une compagnie de danse Hip Hop qui active une proposition de création-diffusion- sensibilisation avec la volonté de ne pas s’enfermer dans un style.

Le nom de la compagnie « NIYA » évoque le fait de nourrir une bonne intention, de s’inscrire dans une relation de confiance et de faire passer un message, une émotion, de s’exprimer autrement en lâchant prise. Niya est pour Rachid Hedli, un choix de vie et de positionnement. Il évoque le refuge intérieur, le retour aux sources, le retour à soi et à la liberté ; l’envie de découvrir et d’investir de nouvelles ressources.

LA DEMARCHE ARTISTIQUE

La compagnie Niya axe sa réflexion sur la création artistique aux frontières des arts urbains et de l’esthétique contemporaine, en brisant les codes de la culture Hip Hop, créant son propre univers. Elle mène ainsi un travail artistique singulier autour des croisements des danses urbaines, contemporaines et des technologies nouvelles impliquant l’image, le son, le geste aux accents chorégraphiés et le texte. Un métissage qui offre de nouveaux horizons à la danse.

Rachid Hedli inscrit son travail de création au croisement de multiples disciplines. Il crée des propositions artistiques épurées, porteuses de sens, dans un langage chorégraphique poétique. La mise en scène contemporaine et la scénographie minimaliste affirment l’expression d’un objet chorégraphique atypique dans le paysage de la danse hip hop. Sa chorégraphie se veut aussi une prise de parole dansée, poétique, qui se confronte aux rythmes traditionnels de la danse.

Collectif XXY

Le collectif XXY

Le Collectif XXY est une plateforme artistique à géométrie variable installée à Lille dans le Nord-pas-de-Calais créée sous l’impulsion d’Amélie Poirier en 2012. Le Collectif XXY questionne à travers ses spectacles, performances, actions pédagogiques ou en territoire la question de l’identité à travers une approche interdisciplinaire pour révéler une intimité individuelle et subjective.

Depuis le printemps 2015, le Collectif XXY a choisi de se structurer en différentes succursales thématiques appelées « Cellule ». Plusieurs «Cellules» sont donc attachées au Collectif XXY :  la Cellule Alpha qui porte les projets mis en place par Amélie Poirier, la Cellule Mu qui porte les projets de Rémi Hollant, la Cellule Zêta qui porte les projets de Lucien Fradin,  la Cellule Upsilon consacrée aux Arts de la Marionnette et la Cellule Pi dite « Cellule de Recherche ».

En fonction des projets, le Collectif XXY est soutenu par la DRAC Nord-pas-de-Calais, le Conseil Régional du Nord-pas-de-Calais, le Conseil Général du Nord et l’Europe.

Collectivement, il arrive aux différentes entités du Collectif XXY de mettre en place ou de prendre part à différentes actions. C’est le cas par exemple cette saison 2014-2015 à l’occasion d’un Clea -Contrat Local d’éducation artistique- où le Collectif XXY intervient en qualité d’artiste chorégraphique sur l’agglomération de Valenciennes.

Les artistes

Amélie Poirier oscille perpétuellement entre danse et théâtre dans un processus souvent auto-fictif : les danseurs, gymnastes (et souvent : elle-même) sont mis en scène dans une dramaturgie théâtrale tout en utilisant le médium chorégraphique voire des éléments empruntés à la performance ou aux arts de la marionnette. Elle s’amuse à flirter avec les limites de l’auto-fiction, entre ce qu’elle dit d’elle, ce qu’elle laisse imaginer d’elle, entre une réalité biographique et un possible au-delà fictionnel.
Fin juin 2014, elle tourne son premier court-métrage documentaire aux-côtés de la vidéaste Justine Pluvinage avec le soutien de Pictanovo. Un projet cinématographique autour de la filiation et des femmes de sa famille qui ont été « employées de broderie ».

Audrey Robin est ambidextre entre une formation technique qu’elle parfait actuellement et sa recherche artistique qui se situe sur les territoires du clown et du burlesque en y mêlant un rapport particulier aux objets miniatures (ses préférés). Le burlesque est pour elle un moyen de performer jusqu’à l’absurde des stéréotypes de genre ou encore de s’emparer de question non moins cruciales comme le manque de visibilité des femmes dans la sphère culturelle.

 

Olivia Cubéro

Enfant, elle s’initie aux Arts du cirque auprès du Cirque du Dr Paradi puis complète sa formation au Conservatoire National de Région de Caen en entrant en classe de danse.

En 1989, elle s’oriente finalement dans cette voie en intégrant le cursus, option danse contemporaine, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle obtient son diplôme mention Très Bien.

Dès sa sortie, elle se dirige aussi bien vers des compagnies de danse que de cirque, alternant espace frontal et espace circulaire. Pour celui-ci, elle axe sa recherche sur la rencontre entre le geste et les diverses techniques (agrès et objets atypiques) susceptibles de servir le travail en piste, notamment en aérien (élastique, branche, tournette).

Côté cirque, elle retrouve le Cirque du Dr Paradi pour Hop ma non trop et L’oie du Paradi puis travaille avec la Compagnie Pochéros dans La maison autre et la Compagnie Cahin-Caha pour Grimm. Côté danse, elle rencontre Christine Bastin pour une reprise de rôle de La Folia, travaille avec la Compagnie L’Empreinte sur Eurêka, Ma mère l’oie, Le chant du loup, Allô et croise un moment la Compagnie Etc – Gang Peng.

Depuis 2005, elle travaille avec la Compagnie Retouramont sur diverses pièces In Situ – Réflexions de façades, Vide accordé, Danse des cariatides, Immense intimité – où elle explore en baudrier cette fois-ci les notions de verticalité, de vide, de vol. En 2006-2007, elle participe au sein de la Compagnie Sylvain Groud au projet intitulé “Le corps à l’hôpital” au CHU de Rouen donnant lieu à une pièce pour plateau, Si vous voulez bien me suivre.

Cette expérience lui ouvre une nouvelle voie créative et réflexive autour du corps, médiation en jeu, dans un espace de soin. En 2010, elle obtient le DU “Techniques du corps et monde du soin” à l’Université de Paris 8. Elle poursuit cette recherche via ses performances dansées au sein de l’unité de soins palliatifs de l’Hôpital des Diaconesses à Paris.

Compagnie Pasarela

La compagnie Pasarela

Forte du succès de sa première création Ephe & Ïna en 2006, Flora Sans fonde la compagnie Pasarela pour y développer son travail de création autour des relations danse-mot, danse-musique, danse-image, dans un esprit tant poétique que ludique. La transdisciplinarité est ainsi au coeur de la démarche artistique de la compagnie. Aimant rencontrer le public, Flora Sans s’attache à ce que chaque spectacle crée puisse être joué dans des cadres de proximité (petits espaces, lieux insolites…), ou sur des scènes dites traditionnelles avec un réel échange et/ou une participation du public. Tous les spectacles de la compagnie sont soutenus par Tournesol, Artistes à l’hôpital.

Flora Sans, chorégraphe et danseuse

Née en 1979, Flora Sans est chorégraphe et danseuse spécialisée en danse baroque et contemporaine. Elle est titulaire d’une Licence d’Histoire – Arts et Spectacles sous Louis XIV et Louis XIV (UCO d’Angers, 2000) et d’une Licence de Danse (Paris VIII, 2002). Dès ses premiers pas sur scène à l’âge de 12 ans, elle se passionne pour les liens que la danse peut entretenir avec les autres arts, passion qui guide son parcours d’interprète au sein de spectacles mariant les disciplines. Elle se forme auprès de B. Livenais, L. Touzé, T. Bauman, P. Goss et M. Berns. Son intérêt se porte également sur l’improvisation avec B. Charmatz et C. Bourrigaut.

Depuis 2001, elle a dansé pour R. Matéïs / Cie Josefa, L. Pagès / Cie du Petit Côté et E. Buestel et M. Doiret du collectif Sauf Le Dimanche. Formée en danse baroque par C. Gracio Moura, elle danse pour V. Dumestre / Le Poème Harmonique (Le Bourgeois Gentilhomme et Cadmus et Hermione), A-M. Goulet / La Ruelle d’Arthénice, H. Gaillard / ensemble Amarillis, B. Massin / Cie Fêtes Galantes (reprise de rôle dans Que ma joie demeure) et collabore régulièrement avec C. Roussat et J. Lubek / Cie Schlemil Théâtre.  Elle rencontre les technologies numériques lors de sa licence de danse à Paris VIII avec A. Menicacci et E. Quinz puis collabore avec le collectif Pétahertz sur des spectacles danse-théâtre-multimédia. Son parcours l’a amenée à danser sur de très belles scènes, comme l’Opéra Royal de Versailles, l’Arsenal de Metz, le Royal Albert Hall de Londres, le BoZart de Bruxelles, le Théâtre des Etats à Prague, le Brooklyn Academy of Music de New York ou encore el Teatro Canal de Madrid. En tant que chorégraphe, Flora Sans travaille au sein de la compagnie Pasarela et collabore également avec d’autres artistes et ensembles, tel qu’Alexandre Singh (The Humans, BAM, New York) et Le Poème Harmonique (Le Mariage Forcé, projet avec le Conservatoire de Rouen).

Céline Angibaud, danseuse

Céline Angibaud, interprète, née en 1973, s’est formée à Cannes au Centre International de Danse Vandelli, ainsi qu’au Centre International de Danse Rosella Hightower (1991-1993) puis lors de stages avec Anne Dreyfus, Nathalie Pubellier, Wayne Byers, Dimitri Kraniotis, Christine Kono et Peter Goss. Elle danse avec Blanca Li et Bernard Baugmarten et entre au C.C.N de Caen / Karine Saporta et y reste jusqu’en 1999. Puis elle est interprète pour Rachel Matéis / Cie Josefa et Nathalie Pubellier/ Cie L’estampe. Depuis plusieurs années elle travaille avec Alban Richard / Ensemble l’abrupt et Béatrice Massin / Cie Fêtes Galantes. Elle participe au projet des Fables à la fontaine d’Annie Selem / La Petite fabrique avec un duo de B. Massin Le loup et l’Agneau.

David Lerat, assistant chorégraphe

Né en 1973, David Lerat s’est formé au Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris en danse contemporaine. Il intègre par la suite le Ballet Preljocaj en 1995. Il remporte le 1er Prix (duo) au Concours International de Danse Contemporaine de Paris avec Gilles Baron en 1996 et part en tournée auprès de M-C. Pietragalla avec la Cie Aloïs et G. Baron. Il chorégraphie plusieurs créations pour la Cie Aloïs et remporte le Prix Synodales de Sens avec résidence de création en 1999. Il poursuit sa carrière jusqu’à aujourd’hui et danse avec des chorégraphes contemporains comme C. Blaise, S. Ricci, G. Veriepe, P. Ribero (Portugal), B. Blumenthal (Belgique), A. Richard, M. Levy mais aussi en danse baroque avec B. Massin. Il travaille également comme assistant chorégraphe auprès d’E. Languet (2008-2009). Depuis 2011, il est titutlaire du DE de professeur de danse et se dirigie de plus en plus vers la pédagogie à travers des cours réguliers (conservatoires, Sciences Po, école de formation théâtre) mais aussi de nombreux projets en milieu scolaire : «danser son sacre» avec le Prisme d’Elancourt, «raconte en corps» à Saint-Ouen l’Aumône, Bal «Uni-vers» à Chaillot, etc…

Cie BAL | Jeanne Mordoj

La compagnie Bal/Jeanne Mordoj produit depuis 2000 le travail singulier de Jeanne Mordoj, directrice artistique, auteur et interprète de soli, qui, chacun à leur manière, interrogent la féminité.

Solitudes questionnant leur rapport au monde, relation aux objets compagnons et au corps féminin, tentatives de créer du lien. Usant de matières de cirque comme autant d’outils pour en faire une parole théâtrale, la recherche suit le mouvement de la vie, des interrogations personnelles.

Jeanne Mordoj, par elle-même

De la femme sujette aux objets dans mon travail

Naissance à Paris en 1970, enfance à la campagne, parents sculpteurs recyclés dans l’élevage de chèvres. Depuis toujours, une relation toute particulière avec les objets, attachements étranges, rituels, collections de pierres triées sur le volet mises en sachets avec étiquettes, fabrication de petites sculptures, lien fort avec la matière peinture, le trait, le mot. Puis les objets de jonglage, les balles cousues mains. Découvre le cirque à 13 ans, à l’école des Saltimbanques de Chenôve. Passion immédiate, 4 ans de pratique amateur au sein de cette école ; acrobatie, contorsion et jonglage. A 17 ans entre à l’école de Chalons en Champagne, mise à la porte après une année rude. Débute l’apprentissage sur le tas et les expériences diverses ; petits rôles dans le cinéma, l’opéra, le théâtre. Il y a les rencontres qui vont compter dans le temps comme Lan N’Guyen, pédagogue, alors professeur à l’école du Cirque Plume, qui m’enseigne la contorsion par le jeu et la créativité, Jérôme Thomas qui influence mon travail et m’encourage dans mes projets. Il y a les stages marquants, avec Marc Michel Georges, Yoshi Oida et Guy Alloucherie pour le théâtre ; la pratique du dessin, du BMC (Boby Mind Centering) avec Lula Chourlin et Janet Amato. Et plus récemment, la formation Transmettre avec Bénédicte Pavelak.

Les spectacles en compagnies

Les premières tournées, à 18 ans, c’est avec le Cirque Bidon – 300 spectacles – en roulottes et chevaux sur les routes d’Italie. Avec la compagnie de rue La Salamandre, spectacles et évènementiels entre 1990 et 1998, j’expérimente là cette qualité propre à la rue : apprendre à s’adapter à toutes sortes de lieux. Pratique de l’improvisation et création du spectacle Ça Roule avec les musiciens Matthieu Léon et Patrick Sapin. Avec la compagnie Jérôme Thomas je participe entre 1995 et 1997 au groupe de recherche le GR12, et joue dans Le Banquet, pièce pour 10 acteurs, jongleurs, danseurs. En 1993, avec le jongleur Vincent Filliozat – membre fondateur du Cirque Plume – et le musicien Bertrand Boss, nous créons le Trio Maracassé. Bal jouera 300 fois dans le monde entier, cinq ans de tournées, de voyages. Entre 2002 et 2006 avec la compagnie Cahin Caha, il y a le cabaret Imprudent avec Arthur H, puis la création du spectacle Grimm sous chapiteau.

Les soli

En 2000, premier solo, 3 p’tits sous, solo de femmes, mis en scène par Vincent Lorimy et Jérôme Thomas. Portraits de femmes fortement inspirés des voyages.

En 2001, deuxième solo, Chez moi, pièce d’extérieur pour une femme et une caravane, mis en scène par Vincent Lorimy et Gulko, commande du centre des Arts du Cirque de Cherbourg et de la Grande Halle de La Villette dans le cadre du projet « les baraques ». J’aborde avec ces deux solos ma poétique propre et, de façon plus intimes, mes interrogations autour de la féminité et du sens.

2007, je continue de creuser avec Eloge du poil, troisième solo, mis en scène par Pierre Meunier. Cette création a bénéficié d’une aide à la recherche de l’AFAA – Villa Medicis Hors les Murs 2006 – 
3 mois de recherche sur la femme à barbe, à parcourir les pays de l’Est. Ce spectacle est au répertoire de la compagnie, il a joué plus de 200 fois en France et à l’étranger.

En 2010, après Éloge du poil qui a été une sorte d’aboutissement de 10 ans de travail ; je crée Adieu Poupée, co-écrit et mise en scène par Julie Denisse. Avec ce quatrième solo, il y a un besoin de rompre assez radicalement avec les matières de cirque, passe commande d’un texte à François Cerventes et choisi d’aller vers le jeu et la parole. Pour la première fois, je fabrique mes objets compagnons, ici, des poupées de chiffons.

2012, à l’occasion d’une carte blanche aux Subsistances à Lyon, je crée La Poème, pièce courte, travaille ici joyeusement autour du corps féminin. Renouer avec là d’où je viens tout en abordant de nouveaux langages, ici la voix chantée pour la première fois.

La Poème

« Avec cette pièce courte et intense, je creuse mon propos sur le féminin. « Moi, femme de 42 ans, artiste de cirque tirant vers le théâtre qu’est ce que cet âge m’inspire ? ».

J’ai beaucoup pensé à mes grands-mères, avec le souhait de leur rendre hommage à travers cette exploration des diverses facettes du féminin. De mettre à jour des sensations, des états de corps, des images. En mêlant la prouesse et l’étrangeté, l’archaïque et la drôlerie, le corps engagé, jonglage de seins, danse du ventre, fabrication dansée d’une sorte de masque rituel fait avec des coquilles d’œufs, je suis en quête dans le champ du féminin.

J’aborde ici la voix chantée, sans texte, comme une façon toute personnelle de dire l’émotion, d’inventer un langage sans mot qui vient de loin, à la fois au présent et d’un autre temps. La présence des œufs, comme un fil rouge, ingérés, déglutis, gobés magiquement. Se frotter au clown et à la femme plus sombre.

Ce qui me tient à cœur c’est d’être en liberté, en liberté de tout explorer, l’infiniment gracieux comme le monstrueux, l’un étant, à mon avis, en puissance à l’intérieur de l’autre. »

Jeanne Mordoj, Novembre 2012

 

Cie CaKtus | Sylvain Julien

Sylvain Julien

« J’ai rencontré mon premier cerceau il y a cinq ans, nous fûmes un peu timides à nos débuts mais la relation s’est peu à peu approfondie jusqu’à ce que nous décidions il y a un an et demi de faire vie commune, pour le meilleur et uniquement pour le meilleur… Après un DEUG d’économie je bifurque vers le cirque. Je sors du CNAC jongleur aux balles en 2005 avec le spectacle KILO mis en piste par Jean-Pierre Larroche et Thierry Roisin.

Je travaille avec des conteurs : Conteurs dans la nuit (2008) avec la Compagnie du Cercle ; Le Truc en 2002 et Enforestation en 2007, tous deux avec Julien Tauber avec qui je crée l’association Caktus.

Je travaille également avec des marionnettistes (Le cabaret des âmes perdues avec Claire Latarjet et Yorgos Karakantzas en 2004), avec le chorégraphe Denis Plassard/Cie Propos (ZOOO en 2006 et Débatailles 2008).

J’ai également travaillé avec le jongleur Philippe Ménard : reprise de rôle dans Zapptime Remix ; les évènements Ursulines Mushroom Power et Touch It en 2006 ; débuts des répétitions de P.P.P .et de Doggy Bag en 2007.

Avec l’acrobate aérienne Cécile Mont Reynaud et le trio Esquina (Ce qui nous lie, 2009) ; avec Gulko/Cahin-Caha (REV, 2010), avec La Scabreuse (Groin et Lardesque pour Imaginez-Maintenant, 2010) ; avec Rémi Luchez et Olivier Debelhoir (regard extérieur pour Nichons là, 2011). Sans parler des rencontres plus furtives sur des projets plus réduits. J’ai rencontré les gens, mais aussi leurs pratiques, leurs objets, leurs univers.

J’ai expérimenté un certain nombre de configurations interprète-auteur-metteur en scène, avec les bons et les mauvais côtés de chaque situation. J’ai souvent travaillé en remplissant un cadre, qui m’était plus ou moins donné, mais toujours dans la réaction à une contrainte extérieure, ce qui m’a permis de produire des matières, de vivre les démarches artistiques des autres et en filigrane de développer la mienne. 

J’ai maintenant le besoin de porter mon projet, d’avoir la liberté de concevoir moi-même mes contraintes, d’assumer qu’il m’est devenu nécessaire d’écrire le spectacle dont je suis l’interprète». – Sylvain Julien, novembre 2011

ÏopidO (ou l’inverse)

Mister O est un homme plutôt anguleux à l’énergie débordante, un peu fou peut être mais pas trop méchant. Pour éviter de tourner en rond et en hommage à un lointain ancêtre qui a inventé la roue, il a choisi les cerceaux comme un moyen d’exister, comme une manière de se raconter le monde et de dessiner l’espace, d’être vivant.

Face à ces formes pures il aime sentir toute l’imperfection de sa condition humaine et jouer à être la rondeur qu’il n’est pas. Car Mister O est un joueur. Jongleur, manipulateur d’objets, magicien, dompteur de cerceaux, adepte du hula-hoop, il navigue d’images inattendues en gestes improbables.

La manipulation devient danse, la danse devient jeu avec toujours l’objet au milieu, agrémenté d’une bonne dose d’autodérision pour arrondir les angles.

Durée : 25 minutes Auteur et Interprète : Sylvain JULIEN