Opérette Swing

Avec Opérette Swing, Gilles Bugeaud et Emmanuelle Goizé, accompagnés à la guitare par Jean-Marc Zvellenreuther, vous présentent des airs et des duos extraits des opérettes et comédies musicales des années folles.

Reflet d’une époque où les milieux artistiques, intellectuels et populaires se côtoient dans les mêmes cabarets parisiens, ce répertoire offre au public des trésors de drôlerie au rythme des musiques nouvelles venues des Amériques. One step, Fox Trot, Shimmy : le jazz réveille les scènes parisiennes ! Yvain, Guitry, Willemetz, écrivent pour les nouvelles stars du music-hall et du tout jeune cinéma que sont Mistinguett, Arletty, Gabin, Chevalier. Le Tout-Paris se presse pour les applaudir : l’opérette swing est née ! La création de Phi-Phi, ‘’opérette légère’’, le 12 novembre 1918, marque le début d’une ère nouvelle pour la musique française. L’Amérique s’affirme et fascine les musiciens français. Le Paris des années folles est livré au jazz et aux rythmes exotiques de la Revue Nègre de 1925. De ce melting-pot musical naît ce que Albert Willemetz appellera la ‘’comédie musicale’’. Le genre est donc né en France ! Les américains s’en emparent et le feront triompher outre-Atlantique.

Après la grande guerre, un profond besoin de renouveau et d’émancipation se fait ressentir. La femme est au centre des inspirations musicales, littéraires et picturales. La sexualité n’est plus un tabou, le plaisir se chante et se joue. L’argent change de mains et brouille les rapports amoureux. A la roulette des sentiments, on flambe, faites vos jeux, rien ne va plus !

Spectacle écrit et interprété par: Emmanuelle Goizé et Gilles Bugeaud
Accomgnement à la guitare : Jean-Marc Zwellenreuther

Emmanuelle Goizé, soprano

Elle étudie le chant aux CNR de Boulogne-Billancourt et de Bayonne ainsi qu’au CNIPAL de Marseille avec Ivan Matiakh. Avec la compagnie Les Brigands elle interprète Mlle Ygène dans Docteur Ox, Drogan dans Geneviève de Brabant, Eléonore dans Barbe Bleue et Fragoletto dans Les Brigands quatre opéras bouffe de Jacques Offenbach, sous la direction de Benjamin Lévy ainsi qu’Eva dans Ta Bouche de Maurice Yvain au théâtre de l’Athénée et au théâtre de la Madeleine, à Paris. Le spectacle est récompensé aux Molières. Egalement avec les Brigands elle incarne, Maricousa dans Toi c’est Moi, Chonchette dans Chonchette de Claude Terrasse et Elle dans la Société Anonyme Des Messieurs Prudents de Louis Beydts et Sacha Guitry. En 2008 elle chante dans Arsène Lupin banquier, en 2009 elle est Léo dans La cour du roi Pétaud, un opéra-bouffe de Léo Delibes, et en 2010 elle chante dans Aux temps des croisades de Claude Terrasse toujours avec les Brigands et sous la direction de Christophe Grapperon, à Paris et en tournée. Au cinéma elle joue dans la comédie musicale Jeanne et le garçon formidable de Jacques Martineau et Olivier Ducastel.

Elle interprète le rôle de Papagena dans Die Zauberflöte de Mozart au Teatro Réal de Madrid, sous la direction de Marc Minkowski. Elle est la deuxième sorcière dans Didon et Enée au Théâtre du Châtelet, sous la direction de Marc Minkowski. Elle interprète Shéhérazade de Maurice Ravel dans une version pour dix instrumentistes au festival Musica Nigella. En 2008 ainsi qu’en 2010 elle est Lulu de Belleville dans la création de Germaine Tillon : le Verfügbar aux Enfers au théâtre du Châtelet.

En 2009 elle est à l’origine du spectacle Incendie de Fauré avec le contrebassiste Nicolas Crosse. Récital de mélodies et chansons françaises. Durant la saison 2011-2012 elle interprète La Zingara dans La Zingara, opéra de Favart aux côtés de Jérôme Corréas pour la direction musicale et André Fornier pour la mise en scène, ainsi que Mne Phidias dans Phi-Phi d’Henri Christiné au théâtre de l’Athénée. Cette même saison elle est aussi Ginette dans le nouvel opéra bouffe de Jean-Michel Ribes, René l’Enervé, au Théâtre du Rond-Point. Enfin cet hiver elle interprète le Prince Alexis dans l’Ile de Tulipatan et Boutefeu dans Croquefer, deux opéras bouffe de Jacques Offenbach au Théâtre de l’Athénée, sous la direction de Christophe Grapperon, dans une mise en scène de Jean-Philippe Salério.

Gilles Bugeaud, baryton

Après ses études littéraires, Gilles Bugeaud entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Nicole Broissin. Il y étudie le chant, la danse et se forme parallèlement à l’art dramatique auprès de Maurice Sarrazin. Après le Conservatoire, Gilles Bugeaud crée un trio comique « La Troisième Ligne » avec lequel il se produit sur scène (Ranelagh, Bobino) et à la télévision (Philippe Bouvard). Comme interprète, il débute sa carrière à la Péniche Opéra avec « Mahagonny » de Kurt Weill, mis en scène par Mireille Larroche. Il travaille également sous la direction de Patrice Caurrier et Moshe Leiser (La Chauve-Souris de Strauss), Philippe Hui (La Vie Parisienne d’Offenbach, Le Pays du Sourire de Léhar), Dominique My (La Fille de Madame Angot d’Audran), Eric Krüger (Mass de Léonard Bernstein, Richard Cœur de Lion de Grétry), Bernard Tétu (Les Folie’s Offenbach), Jean-walter Audoli (La Facre de Mâitre Patelin de Henry Barraud), ou Charlotte Nessi (Le Voyage dans la Lune d’Offenbach).

Engagé régulièrement par la Compagnie des Brigands, on a pu le voir interpréter le Comte Du Pas de Vis dans « Ta Bouche » de Maurice Yvain, Pedro Hernandez dans « Toi c’est Moi » de Moïse Simmons, mis en scène par Stéphan Druet ; la « SADMP » de Louis Beyts, mis en scène par Loïc Boissier ; « Arsène Lupin » de Marcel Lattès, mis en scène par Philippe Labonne ; Phidias dans « Phi-Phi », mis en scène par Johanny Bert. Avec le metteur en scène Jean Lacornerie, il participe à plusieurs spectacles dont « Sérénade électorale » de Georges Gerschwin mais aussi « Happy End », « Mahagonny », « Signé Vénus » et « Lady in the Dark » de Kurt Weill.

Passionné par le répertoire du cabaret, il crée son one man show musical intitulé : « J’ai mangé ma fourchette » dans lequel, accompagné au piano par son complice Christophe Manien, il remet au goût du jour des chansons d’humour qui ont ravi nos parents, grands-parents, arrière grands-parents. Il écrit un spectacle-conférence sur l’art de rentrer chez soi intitulé « Petit traité de rentrozologie urbaine » sur des musiques originales de Stéphane Leach, Nicolas Ducloux et Christophe Manien. En janvier 2012, il crée un spectacle sur Alphonse Allais intitulé « Café Allais » avec Pierre Méchanick et Nicolas Ducloux. Engagé par Jean-Michel Ribes pour sa dernière création musicale « René l’énervé », on a pu le voir au théâtre du Rond-Point et à l’Opéra National de Lorraine.

Jean-Marc Zvellenreuther, guitariste

Jean-Marc Zvellenreuther débute ses études musicales au CNR de Rueil-Malmaison où il obtient un 1er Prix de Guitare et étudie l’écriture, la musique ancienne, la contrebasse et la direction d’orchestre. Il entre ensuite dans la classe de guitare d’Alberto Ponce au CNR d’Aubervilliers-la-Courneuve où il reçoit un 1er prix avec félicitations puis il se voit décerner le Diplôme Supérieur de Concertiste de l’École Normale de Musique de Paris et de nombreuses distinction s internationales.

Titulaire du CA et professeur au CNR d’Aubervilliers depuis 1991, assistant d’Alberto Ponce au CNSMDP de Paris, il a été nommé professeur de Didactique au sein du département de pédagogie de cet établissement. Jean-Marc Zvellenreuther partage sa carrière entre l’enseignement et ses activités d’instrumentiste : récitals, concerts avec orchestre, musique de chambre. Il est membre fondateur du Trio Polycordes, ensemble de cordes pincées consacré à la musique contemporaine en résidence à la ville d’Argenteuil. Invité à se produire lors de festivals en France et à l’étranger, il a réalisé plusieurs enregistrements pour la radio et la télévision et s’intéresse à la musique de scène et de théâtre, tout en s’associant à des concerts de musique improvisée. Il participe à des opéras comme guitariste de scène et se produit notamment sur les scènes de l’Opéra Bastille et du festival d’Aix en Provence.